Marcellin DESBOUTIN

Biographie de Marcellin Desboutin

Cérilly 1923 † Nice 1902

Marcellin Desboutinphoto-carte de visite vers 1875 par Etienne Carjat, dans l’Album Manet, Paris, BNF

Né à Cérilly en 1823, Marcellin Desboutin se forme à Paris auprès de Louis-Jules Étex et de Thomas Couture avant de s’établir en Italie, où il mène durant près de vingt ans une vie brillante et cosmopolite. Installé près de Florence, il y développe un sens aigu de l’observation et du caractère, nourri par une sociabilité artistique intense.

De retour à Paris au début des années 1870, après des revers de fortune, il s’intègre aux cercles de la modernité et fréquente Edgar Degas, Édouard Manet et Émile Zola. Il participe en 1876 à la deuxième exposition impressionniste, mais c’est surtout dans la gravure qu’il affirme sa singularité.

À la pointe sèche, Desboutin développe une écriture libre et incisive, fondée sur le travail d’après nature. Ses portraits – artistes, écrivains, figures du Paris intellectuel – frappent par leur intensité psychologique et la densité de leur matière. Refusant toute idéalisation, il impose une vision directe, parfois âpre, toujours profondément humaine.

Figure emblématique de la bohème artistique, reconnaissable à sa barbe et à sa pipe, il est immortalisé par Edgar Degas dans L’Absinthe. Il termine sa vie à Nice, où il poursuit son œuvre jusqu’à sa mort en 1902.

Aujourd’hui, Marcellin Desboutin est reconnu comme l’un des grands praticiens de la pointe sèche au XIXe siècle, dont l’œuvre, indépendante et profondément incarnée, occupe une place essentielle dans le renouveau de l’estampe originale.

Quelques œuvres présentées