Biographie d’Assadour
Beyrouth (Liban) 1943
Assadour Bezdikian (dit Assadour), peintre-graveur, vit et travaille à Paris.
Très tôt éveillé au dessin, la sensibilité plastique d’Assadour est déjà remarquée à Beyrouth où il arrive premier au concours de l’Institut culturel italien dont la récompense est un voyage d’étude en Italie. C’est à cette occasion qu’il trouve les matériaux et les aspirations picturales qu’il recherche. En 1962 et 1963 il suit donc des cours à l’Académie Pietro Vannucci à Pérouse et découvre la gravure grâce à l’enseignement du Père Diego, tout en s’imprégnant de l’art de la Renaissance. De retour à Beyrouth, avec l’attribution d’une bourse d’études dont il est le lauréat en 1964, il s’inscrit à l’École des Beaux-Arts de Paris à l’atelier de Lucien Coutaud. C’est sous son égide qu’il apprend la gravure à l’eau-forte et commence des expérimentations techniques. Il approfondit aussi plus particulièrement l’aquarelle, le dessin et la peinture. Le constructivisme, l’abstraction, ou l’expressionnisme alimentent son imaginaire et guident ses recherches.
En 1969, il s’installe pour de nombreuses années dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés où il fréquente architectes, poètes, artistes, collectionneurs, galeristes et amateurs d’art. Dès sa première exposition personnelle à la Galerie La Pochade boulevard Saint-Germain en mars 1971, son travail est remarqué pour ses aquarelles et ses eaux-fortes dont la minutie et l’onirisme inspirent les mots de Philippe Soupault. Il expose ensuite en 1977 et 1983 à la Galerie Sagot-Le Garrec. Max Clarac-Sérou lui consacre également deux expositions à la Galerie du Dragon en 1982 et 1986. C’est à l’occasion de cette dernière que des poètes tels qu’Édouard Glissant, Krikor Beledian, Jean Daive ou Luigi Mormino participent à l’évènement sous forme de poèmes en prose sur sa peinture.
Il collabore régulièrement avec des poètes et des écrivains pour accompagner de ses gravures des livres de bibliophilie aux tirages limités.
Assadour est également acteur de nombreuses manifestations : au Salon de mai dont il a été membre du Comité de 1974 à 1977, à La Jeune Gravure Contemporaine à Paris dont il a également été un membre actif de 1975 à 1979 et est depuis 1975 membre sociétaire des peintres-graveurs français.
Rapidement après sa première exposition parisienne sa notoriété s’est étendue à l’échelle internationale. Le critique italien Giuseppe Appella apprécie son travail et en 1974 son œuvre est présentée à Rome, son retentissement l’amène par ricochet au Luxembourg, à Amsterdam, en Allemagne et dans toute l’Europe. Assadour expose de nouveau à Beyrouth en 1975, mais la guerre du Liban éclate.
Son travail continue de se diffuser à travers le monde : à partir de 1980 c’est l’Asie qui le découvre avec une première exposition personnelle au Japon, Assadour explore le pays, plus tard ce sera Taïwan puis Séoul… il reste charmé par ce continent. En 1983 à l’occasion d’un vernissage à Lima au Pérou, il visite le Machu Picchu et est inspiré par la puissance de l’Art Inca.
Au cours des années 80, il fait évoluer sa peinture et c’est pour sa participation à la FIAC de 1986 que la galerie Faris présente entre autres des huiles sur toile qui marquent les esprits. En 1997, 2004 et 2005 c’est à la Galerie Cahiers d’art dirigée par Yves de Fontbrune à Paris que ses huiles et acryliques sont affichées.
Assadour a fait l’objet de plus de 120 expositions monographiques et rétrospectives comme notamment au musée Bochum (Allemagne) en 1991, au musée Pericle Fazzini à Assise (Italie) en 2008 ainsi qu’à l’occasion de la réouverture du musée Sursock de Beyrouth en 2016. Il a par ailleurs participé à environ 175 biennales ou expositions collectives à travers le monde et obtenu de nombreux prix dont le Grand Prix des Arts de la Ville de Paris qu’il reçoit des mains de Jacques Chirac en 1984.
Ses œuvres ont pris place entre autres dans les collections du Cabinet des Dessins et Estampes du Musée des Offices de Florence, de la Bibliothèque nationale de France, du Fonds national d’art contemporain de Paris, de la Fondation Gulbenkian de Lisbonne, de la Collection Samsung de Séoul, ou du British Museum de Londres.
Quelques œuvres présentées
-
Dispersion
300.00 €

