Biographie de George Alfred Bottini
Paris 1874 † Villejuif (Val-de-Marne) 1907

Né à Paris en 1874, Georges Alfred Bottini se forme très jeune à l’art dans l’effervescence culturelle de la Belle Époque. Autodidacte dans l’âme, il fréquente l’atelier libre d’Eugène Cormon, où il rencontre ses contemporains et puise dans la vivacité de la vie artistique parisienne – des salons aux cabarets de Montmartre — les motifs et les atmosphères qui marqueront son œuvre.
Peintre, dessinateur, illustrateur et graveur, Bottini se fait connaître par ses scènes de la vie moderne : portraits, intérieurs de bars, scènes nocturnes et figures féminines, souvent traitées avec une sensibilité directe et une grande finesse de dessin. Il expose dès 1897 au Salon de la Société nationale des beaux‑arts et collabore à des revues d’art, affirmant une présence active dans les cercles artistiques de son temps.
Au‑delà de la peinture, il pratique également la gravure – eaux‑fortes, pointes‑sèches et parfois bois gravés – où sa liberté d’exécution se manifeste dans des compositions pleines de mouvement et d’expression. On y reconnaît une observation attentive des milieux urbains et populaires, parfois avec une touche de mélancolie ou de sensualité subtile.
Malgré une reconnaissance critique naissante, sa carrière est tragiquement interrompue : après une période de maladie mentale, Bottini est interné et meurt à Villejuif en 1907 à l’âge de 33 ans.
Aujourd’hui, ses œuvres – huiles, aquarelles, dessins et estampes – sont conservées dans des collections publiques comme celles du Musée d’Orsay. Elles témoignent d’un regard passionné sur la vie parisienne du tournant du siècle, entre bohème et modernité.
Quelques œuvres présentées
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La femme aux iris
1 ‘500.00 € -
La vitrine de Sagot
4 ‘000.00 €


