Biographie d’Odilon Redon
Bordeaux 1840 † Paris 1016

Né à Bordeaux en 1840, Odilon Redon passe une enfance en partie retirée dans le Médoc, expérience fondatrice qui nourrit durablement son imaginaire. Formé au dessin puis à la gravure, notamment auprès de Rodolphe Bresdin, il développe très tôt une œuvre en marge des courants dominants, tournée vers l’exploration du monde intérieur.
Dans les années 1870-1890, Redon s’impose par ses estampes –fusains, lithographies et eaux-fortes– que lui-même désigne sous le nom de « Noirs ». Dans ces compositions, faites de visions flottantes et d’apparitions énigmatiques, il donne forme à un univers peuplé d’êtres hybrides, de têtes isolées ou d’yeux souverains. Refusant le naturalisme, il privilégie l’évocation et le rêve, rejoignant les préoccupations du symbolisme naissant. Son œuvre trouve un écho auprès d’écrivains tels que Stéphane Mallarmé et Joris-Karl Huysmans, sensibles à cette esthétique de la suggestion.
À partir des années 1890, Redon opère une transformation décisive en introduisant la couleur dans son travail. Pastels et peintures laissent alors apparaître un univers apaisé, où fleurs, figures mythologiques et visages méditatifs se déploient dans des harmonies lumineuses. Sans rompre avec son imaginaire, il en adoucit l’expression, privilégiant désormais une poésie plus sereine.
À l’écart des mouvements constitués, Redon suit une voie profondément personnelle, attentive aux correspondances entre visible et invisible. Son œuvre, longtemps confidentielle, exerce une influence durable sur les artistes du XXe siècle, notamment par sa liberté formelle et son pouvoir d’évocation.
Odilon Redon meurt à Paris en 1916, laissant une œuvre singulière, à la croisée du rêve, de la matière et de l’esprit, qui fait de lui l’une des figures majeures du symbolisme.
Quelques œuvres présentées
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Apocalypse de Saint Jean
Prix sur demande -
L’apparition
Prix sur demande -
Vieux chevalier
10 ‘000.00 €



