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  • Au Luxembourg | Jacques Villon

    Jacques Villon

    Au Luxembourg

    Jacques Villon - Au Luxembourg
    Jacques Villon – Au Luxembourg
    Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand du 17 juin au 23 juillet 2016.

    Artiste

    Jacques VILLON
    Damville 1875 – Puteaux 1963

    Description

    1898
    Gouache sur vélin
    241 x 179
    Signée au crayon en bas à gauche
    Cadre

    Commentaires

    Dans l’ouvrage de Pierre Berès mentionné ci-dessous, on retrouve le croquis daté de 1898 préparatoire à cette gouache. Celle-ci s’inscrit dans le répertoire des œuvres de Villon autour de 1900 : des élégantes aux grandes robes, aux chapeaux et aux boas. On retrouve la même pose assise que dans certaines gravures de la même époque (La parisienne, Bernadette, La dame en bleu…). Le coloris à la gouache est apposé par aplats et confère à cette élégante un caractère tout aussi mystérieux qu’expressif.

    Bibliographie

    – Pierre Berès, Jacques Villon – Cent croquis, Paris, Hermann, 1959, planche 40.

     

  • Coupe de fleurs des champs | Kiyoshi Hasegawa

    Kiyoshi Hasegawa

    Coupe de fleurs des champs

    Kiyoshi Hasegawa - Coupe de fleurs des champs
    Kiyoshi Hasegawa – Coupe de fleurs des champs
    Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand du 17 juin au 23 juillet 2016.

    Artiste

    Kiyoshi HASEGAWA
    Yokohama 1891 – Paris 1980

    Description

    1963. Manière noire. 268 x 359. [378 x 560]. Uozu 328. Superbe épreuve sur vélin filigrané : « Rives », annotée : « ép. d’artiste » et signée au crayon puis dédicacée : « à Jean-Claude Romand / bien cordialement », signée et avec la date : « 1964 ». Légère oxydation marginale. Toutes marges. Timbre sec : « Kiyoshi Hasegawa ». Tirage à 80 épreuves.

    Commentaires

    Dans cette gravure Kiyoshi Hasegawa représente un bouquet de fleurs des champs telles qu’elles sont dans la nature, sans aucun arrangement artificiel, dans toute la diversité de leurs variétés car pour lui si elles existent, elles ont une raison d’être. Il exprime avec poésie la nature dans toute sa beauté où tout élément est un symbole de vie, ces fleurs des champs à la fraîcheur et au charme purs. Dans cette manière noire Hasegawa crée un monde translucide, calme et contenu dans une composition équilibrée et sobre. Il choisit la technique de la manière noire – qu’il maîtrise à la perfection – pour ses effets incomparables obtenus par la richesse et la profondeur des harmonies extraites du noir. Dans cette manière noire Coupe de fleurs des champs Kiyoshi Hasegawa nous révèle d’une manière poétique la beauté de la nature ainsi que l’esprit et la sensibilité qui le caractérise.

    Bibliographie

    – sous la direction d’Yves Dodeman. À propos de l’œuvre gravé de Kiyoshi Hasegawa (1891-1980). Édition Fondation Taylor, Paris, 1998.
    – Akio Uozu. Kiyoshi Hasegawa – L’œuvre gravé (1913-1971). Tokyo, Édition Reifu Syobo, 1999, n° 328.

     

  • Chez le pâtissier | Jean-Émile Laboureur

    Jean-Émile Laboureur

    Chez le pâtissier

    Jean-Émile Laboureur - Chez le pâtissier
    Jean-Émile Laboureur – Chez le pâtissier

    Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand du 17 juin au 23 juillet 2016.

    Artiste

    Jean-Émile LABOUREUR
    Nantes 1877 – Pénestin 1943

    Description

    vers 1924
    Gouache
    271 x 181 mm
    Laboureur 343
    Signée, annotée : « en hommage » puis signée au crayon en bas à gauche
    Cadre
    Étude pour la gravure au burin (Laboureur 278)

    Exposition

    – Galerie Marcel Guiot, 1931, n° 43.

    Commentaires

    Cette tranquille et heureuse période de l’immédiat après-guerre va être pour Laboureur un temps d’intense production artistique. De retour du Croisic à Paris, il va avoir l’occasion de reprendre la description de la rue parisienne. Dans cette gouache, il représente la pâtisserie Mangin, rue du Havre. Le décor de la pâtisserie et les vêtements des personnages sont caractéristiques du goût de l’entre-deux guerre et les coloris amènent la joie de vivre de cette époque. Le style cubisant de Laboureur et ses personnages filiformes se reconnaît aisément. En fin praticien de la gravure au burin, l’artiste sait apposer des coloris en hachures quand il n’utilise pas des aplats. Dans cette œuvre, Laboureur nous invite à entrer dans cette pâtisserie. Cette gouache a été exposée à la galerie Marcel Guiot en 1931 où le catalogue de l’exposition la présente comme une « étude pour la gravure ».

    Bibliographie

    – Sylvain Laboureur, Catalogue complet de l’œuvre de Jean-Émile Laboureur, Neuchâtel, Ides et Calendes, 1989, tome I : Gravures et lithographies individuelles, p. 296, n° 278.
    – Sylvain Laboureur, Catalogue complet de l’œuvre de Jean-Émile Laboureur, Neuchâtel, Ides et Calendes, 1991, tome III : Peintures, aquarelles et gouaches, p. 226, n° 343.
     

     

  • Vieille femme | Honoré Daumier

    Honoré Daumier

    Vieille femme

    Honoré Daumier - Vieille femme
    Honoré Daumier – Vieille femme
    Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand du 17 juin au 23 juillet 2016.

    Artiste

    Honoré DAUMIER
    Marseille 1808 – Valmondois 1879

    Description

    Vieille femme
    Aquarelle sur traits au crayon
    95 x 80
    Maison 186
    Cadre

    Expositions

    Daumier sculpteur, lithographe et dessinateur. Galerie Sagot – Le Garrec, 14 juin-13 juillet 1957, n° 79.

    Commentaires

    Daumier a été très attiré par les scènes de la vie populaire, aussi bien à la ville qu’à la campagne, et ce vif plaisir s’est évidemment traduit en de merveilleux dessins et aquarelles. Cette vieille femme est dessinée au crayon pour en délimiter les contours sans trop de détails dans les traits pour n’en retenir que l’essentiel du modelé, de sa posture et de son expression. Grâce à l’adjonction de l’aquarelle, il renforce le volume et, en somme, lui donne plus de présence. Dans son traitement comme dans son cadrage en buste non sans évocation à son art sculptural, cette vieille femme dégage de la sensibilité, de l’expression et de la vie. Elle est tirée de la nature, mais elle est chargée d’humanité, étant par l’art de Daumier recréée. Nous pourrions citer ces mots de Georges Duhamel : « Daumier a été sollicité, tourmenté même par la troisième dimension du monde ».

    Bibliographie

    – K.-E. Maison, Honoré Daumier : catalogue raisonné of the paintings, watercolors and drawings, Paris, Arts et Métiers Graphiques, 1968, tome II : the watercolors and drawings, p. 69 n° 186, plate 38 n° 186 (ill.).
    – Préface de Georges Duhamel, Introduction de Maurice Gobin, Catalogue de l’expostion Daumier sculpteur, lithographe et dessinateur. Galerie Sagot – Le Garrec, 14 juin-13 juillet 1957, n° 79.

     

  • Deux têtes | Honoré Daumier

    Honoré Daumier

    Deux têtes

    Honore Daumier - Deux têtes
    Honore Daumier – Deux têtes
    Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand, dès le 17 juin 2016.

    Artiste

    Honoré DAUMIER
    Marseille 1808 – Valmondois 1879

    Description

    Deux têtes
    vers 1865-1870
    Aquarelle et lavis sur traits à la plume et à l’encre
    90 x 170 mm
    Maison 121
    Signée des initiales à la plume et à l’encre en bas à gauche
    Cadre

    Provenance

    Vente Arsène Alexandre, Paris, 1903, lot n° 127 ? (Klossowski 411). Mais il s’agit probablement d’un autre dessin.

    Expositions

    Daumier sculpteur, lithographe et dessinateur. Galerie Sagot – Le Garrec, 14 juin-13 juillet 1957, n° 80.
    Daumier, Ottawa, Musée des Beaux-Arts du Canada, 11 juin-6 septembre 1999, Paris, Grand Palais, 5 octobre 1999-3 janvier 2000, Washington, The Phillips Collection, 19 février-14 mai 2000, n° 312.

    Commentaires

    Cette aquarelle de Daumier est bien plus achevée que la précédente et c’est pourquoi il l’a signée. Étant une scène de plein air, nous remarquons que le fond ne présente pas de paysage. La raison est volontaire et ce n’est pas par manque d’habileté. Le paysage est chez lui un décor secondaire à des manifestations humaines qui ont toujours la priorité, disons l’exclusivité. Ici ce sont les deux personnages au premier plan qui l’intéressent. À nouveau, la préoccupation première de Daumier est la notion de volume et d’expression par le trait et l’aquarelle. Nous pourrions le résumer par ces mots de Maurice Gobin : l’important est « de saisir, dans la graphie même du dessin, le style sculptural qui l’imprègne ; d’y voir et sentir cette tendance de l’artiste à traduire la forme dans ses trois dimensions et – par traits cursifs ou par raccourcis serrés – à la faire tourner. C’est le propre du « dessin de sculpteur ».

    Bibliographie

    – K.-E. Maison, Honoré Daumier : catalogue raisonné of the paintings, watercolors and drawings, Paris, Arts et Métiers Graphiques, 1968, tome II : the watercolors and drawings, p. 54 n° 121, plate 21 n° 121 (ill.).
    – Préface de Georges Duhamel, Introduction de Maurice Gobin, Catalogue de l’expostion Daumier sculpteur, lithographe et dessinateur. Galerie Sagot – Le Garrec, 14 juin-13 juillet 1957, n° 80.
    – Catalogue de l’exposition Daumier, Paris, Réunion des Musées Nationaux, Ottawa, Musée des Beaux-Arts du Canada, Washington, The Phillips Collection, p. 470, n° 312.

     

  • Catalogue | Hommage à Jean-Claude Romand | 2016

    Catalogue

    Hommage a Jean-Claude Romand

  • Entrance to the Adelphi Wharf | Théodore Géricault

    Théodore Géricault

    Entrance to the Adelphi Wharf

    Théodore Géricault - Entrance to the Adelphi Wharf – 1821 - Lithographie
    Théodore Géricault – Entrance to the Adelphi Wharf

    Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand, dès le 17 juin 2016.

    Artiste

    Théodore GÉRICAULT
    Rouen 1791 – Paris 1824

    Description

    Entrance to the Adelphi Wharf
    1821. Lithographie. 253 x 310. [381 x 545]. Delteil 40.
    Superbe et rare épreuve de l’état définitif, avec la lettre, sur vélin à grandes marges. Rousseurs claires marginales et au verso. Petite auréole claire d’humidité dans l’angle supérieur gauche. Pli cassé dans l’angle inférieur droit. Infime empoussièrage. Quelques annotations partiellement effacées. Reste de papier gommé le long du bord supérieur au verso. Toutes marges. Ex-coll. Léon Le Rey (cachet encré en violet au verso – Lugt 2224).

    Provenance

    – Collection Léon Le Rey (Libraire).
    – Collection Le Garrec (Achat du 7 décembre 1920).

    Commentaires

    Théodore Géricault est l’une des grandes figures de l’art qui surent concilier la tradition et le progrès. La vie de Géricault devait être fort courte d’ailleurs et son œuvre lithographié se situe entre 1817 et 1823. Il était passionné dès son plus jeune âge par le cheval et le dessin. Peu satisfait de l’accueil qui avait été fait au Salon de Paris à son Radeau de la Méduse, Géricault prit le parti de l’exposer à Londres où il se rendit le 25 août 1820. En 1821, il exécuta une série de douze lithographies imprimées chez Hullmandel et publiées chez Rodwell et Martin de janvier à mai 1821. Cette lithographie Entrance to the Adelphi Wharf fit partie de cette série. D’un crayon fin et nuancé, il déploie un dessin savant, à la fois souple et sensible tout en modelés gradués. Cette lithographie est une des pièces exceptionnelles de son œuvre.

    Bibliographie

    – Loÿs Delteil, Le Peintre Graveur Illustré – tome XVII – Théodore Géricault, Chez l’Auteur, Paris, 1924, Géricault, n° 40.

     

  • Les lames déferlent, marée de septembre | Auguste Lepère

    Auguste Lepère

    Les lames déferlent, marée de septembre

    Auguste Lepère - Les lames déferlent, marée de septembre - 1901 - Bois gravé
    Auguste Lepère – Les lames déferlent, marée de septembre

    Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand, dès le 17 juin 2016.

    Artiste

    Auguste LEPÈRE
    Paris 1849 – Domme 1918

    Description

    Les lames déferlent, marée de septembre. 1901. Bois gravé. 283 x 397. [325 x 448]. Lotz-Brissonneau 274. Impression en couleurs tirée à l’eau à la manière japonaise. Superbe épreuve sur vergé filigrané : « Arches », signée, annotée : « tir. 40 Ep » et numérotée au crayon. Deux infimes taches d’encre au bord gauche. Infime salissure filiforme et verticale dans la large de droite. Toutes marges.

    Commentaires

    Fasciné par l’estampe japonaise, Lepère est un des grands instigateurs du renouveau du bois gravé à la fin du XIXème siècle. Imprimé en couleurs à l’eau à la manière japonaise, à l’instar de ceux d’Henri Rivière et dont les études de vagues gravées cinq ans plus tôt font écho à celle-ci, ce bois donne l’illusion des coloris à l’aquarelle, offrant des transparences colorées et des nuances dégradées d’une extraordinaire qualité et permettant non seulement la juxtaposition mais aussi la superposition des teintes de telle sorte que l’on peut obtenir une gamme plus riche de couleurs. Ainsi dans ce bois gravé, Lepère gagne en simplicité et en souplesse, superposant en camaïeu quelques teintes seulement, obtenant des variations d’atmosphère et de tonalité avec une étonnante économie de moyens. Cette œuvre est considérée comme le plus important bois en couleurs d’Auguste Lepère.

    Bibliographie

    – Alphonse Lotz-Brissonneau, L’œuvre gravé d’Auguste Lepère, Paris, Edmond Sagot, 1905, p. 213, n° 274.
    – Charles Saunier, Auguste Lepère – peintre et graveur – décorateur de livres, Paris, Maurice Le Garrec, 1931.
    – François Fossier, Auguste Lepère ou le renouveau du bois gravé en France, Les dossiers du musée d’Orsay, Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1992, p. 4 n° 32 (ill.), p. 31, p. 45 n° 32.

    Vendu

     

  • Le pont de l’Europe et la rue de Saint-Pétersbourg | Édouard Manet

    Édouard Manet

    Le pont de l’Europe et la rue de Saint-Pétersbourg

    Édouard Manet - Recto : Le pont de l’Europe - Croquis pour Le chemin de fer (1872-1873, Washington, National Gallery of Art) - 1872 - Mine de plomb sur double page de carnet, papier vélin
    Édouard Manet – Le pont de l’Europe et la rue de Saint-Pétersbourg – Recto
    Édouard Manet - Verso : La rue de Saint-Pétersbourg - Croquis pour Le chemin de fer (1872-1873, Washington, National Gallery of Art) - 1872 - Mine de plomb sur double page de carnet, papier vélin
    Édouard Manet – Le pont de l’Europe et la rue de Saint-Pétersbourg – Verso

    Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand, dès le 17 juin 2016.

    Artiste

    Édouard MANET
    Paris 1832 – 1883

    Description

    Croquis pour Le chemin de fer (1872-1873, Washington, National Gallery of Art)
    1872
    Mine de plomb sur double page de carnet, papier vélin (double page au recto et verso de la page de gauche)
    Recto : Le pont de l’Europe – Verso : La rue de Saint-Pétersbourg
    182 x 243
    Rouart et Wildenstein, tome II, dessin n° 321
    Pli vertical médian, de la double page provenant du carnet, renforcé et quelques infimes déchirures habilement restaurées avec de la pâte à papier

    Provenance

    – Collection de Madame Veuve Édouard Manet (succession de l’artiste).
    – Collection Auguste Pellerin (Vendu par Madame Manet vers 1899 – voir la lettre d’Antonin Proust à Madame Manet datée du 14 février 1899, Archives Tabarant, Pierpont Morgan Library, New York, reproduite dans le catalogue de la vente Pellerin, 10 juin 1954, ‘Album n° 1’).
    – Vente anonyme [Pellerin], Paris, Hôtel Drouot, 7 mai 1926, lot n° 62. Achat de Maurice Le Garrec.
    – Collection Le Garrec.

    Expositions

    Édouard Manet – Dessins, aquarelles, eaux-fortes et lithographies. Paris, Edmond Sagot, 7-19 avril 1930, n° 6.
    Édouard Manet – Dessins, aquarelles, eaux-fortes, lithographies et correspondances. Paris, Huguette Berès, juin 1978, n° 12.
    Manet. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 5 juin-11 novembre 1996, n° 40.
    Manet – Monet – La gare Saint Lazare. Paris, musée d’Orsay, 9 février-17 mai 1998, Washington, National Gallery of Art, 14 juin-20 septembre 1998, n° 20.
    Manet. Rome, Complesso del Vittoriano, 8 octobre 2005-5 février 2006, n° 94.

    Commentaires

    Manet était un observateur sensible de la vie moderne parisienne et des innovations de son époque, en l’occurrence dans le domaine de l’urbanisme industriel et des transports. Il a toujours vécu dans le quartier de l’Europe ou à sa périphérie et connaissait par cœur ce quartier en pleine effervescence. Antonin Proust disait de Manet : « l’œil jouait un si grand rôle que Paris n’a jamais connu de flâneur semblable à lui et de flâneur flânant plus utilement ». Comme en témoignent ses amis, Manet avait toujours un carnet sur lui et dessinait des croquis de tout ce qu’il observait et qui pouvait être utilisé dans la composition de ses tableaux. Manet prit ces croquis depuis le jardin qui surplombait les voies, derrière le 58 rue de Rome où son ami Alphonse Hirsch avait son atelier. Dans le tableau du Chemin de fer, derrière les barreaux de la grille noire, et malgré l’épaisse fumée des trains, on reconnaît plusieurs éléments esquissés dans ces croquis et qui forment l’arrière-plan de la toile. Sur ces pages de croquis, on retrouve le pont de l’Europe avec sa structure métallique et un de ses piliers, avec la vue d’un cocher et la tête de son cheval (il y avait une station de fiacres au bas de la rue de Saint-Pétersbourg), une cabane et un réverbère et au bas du pilier un poste d’aiguillage et deux aiguilleurs sur les voies. Au fond sont indiquées les façades d’immeuble de la rue de Saint-Pétersbourg qui se prolongent, surtout au verso de la page de gauche, jusqu’à la porte d’entrée du 2 rue de Saint-Pétersbourg (voir l’angle supérieur gauche de la toile), mais sans arriver jusqu’au n° 4, où se situait l’atelier du peintre, tel qu’on le voit dans le tableau du Chemin de fer. Dans le tableau présenté au Salon de 1874, comme dans ces pages de croquis saisis sur le vif, Manet nous révèle ce qui peut désormais être considéré comme un hommage de l’artiste à son nouvel atelier dans un Paris moderne et tourné vers l’avenir.

    Bibliographie

    – Paul Jamot et Georges Wildenstein, Manet – Catalogue critique, Paris, Les Beaux-Arts, 1932, tome I, p. 146, n° 231.
    – Robert Rey, Choix de soixante-quatre dessins de Édouard Manet, Paris – New York, Braun, 1932, p. 37.
    – Adolphe Tabarant, Manet et ses œuvres, Paris, Gallimard, 1947, p. 222.
    – Alain de Leiris, The drawings of Edouard Manet, Berkeley & Los Angeles, University of California Press, 1969, p. 119, n° 336.
    – Denis Rouart et Daniel Wildenstein, Édouard Manet – Catalogue raisonné, Lausanne – Paris, La bibliothèque des arts, 1975, tome II – Aquarelles et dessins, pp. 124-125, n° 321.
    – Juliet Wilson-Bareau, Catalogue de l’exposition Édouard Manet – Dessins, aquarelles, eaux-fortes, lithographies et correspondances. Paris, Huguette Berès, 1978, p. 11, n° 12.
    – Harry Rand, Manet’s contemplation at the Gare Saint-Lazare, Berkeley & Los Angeles, University of California Press, 1987, page 110 fig. 33, p. 112.
    – Juliet Wilson-Bareau, Manet by himself – Manet par lui-même, London, Macdonald & Co, Paris, Éditions Atlas, 1991, p. 204, n° 154.
    – Ronald Pickvance, Catalogue de l’exposition Manet. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 1996, pp. 98, 189 et 229, n° 40.
    – Juliet Wilson-Bareau, Manet – Monet – La gare Saint Lazare. Paris, Réunion des Musées Nationaux, Washington, Board of Trustees, National Gallery of Art, Yale University Press, pp. 41-63, fig. 50, pp. 57, 195, n° 20.
    – Manuela B. Mena Marqués, Manet en el Prado, Madrid, Museo Nacional del Prado, 2003, p. 291, fig. 135.
     

     

  • Eugène Delacroix | Faust et Méphistophélès

    Eugène Delacroix

    Faust et Méphistophélès

    Eugène Delacroix - Feuille d’études pour Faust de Goethe : Faust et Méphistophélès
    Eugène Delacroix – Faust et Méphistophélès

    Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand, dès le 17 juin 2016.

    Artiste

    Eugène DELACROIX
    Charenton Saint Maurice 1798 – Paris 1863

    Description

    Feuille d’études pour Faust de Goethe : Faust et Méphistophélès
    Plume, pinceau et encre brune sur vélin
    200 x 239
    Cachet de l’atelier encré en rouge en bas à droite (Lugt 838a)

    Commentaires

    Faust est le titre de deux pièces de théâtre de Goethe. Cette feuille présente des études de deux personnages principaux, Faust et Méphistophélès, en diverses positions et gestuelles. Bien qu’elle soit une somme de croquis, la feuille demeure remplie. Nous retrouvons ce thème du Faust de Goethe dans une série de lithographies éditées chez Motte en 1828 où l’on retrouve ces deux personnages. Les attitudes et les regards sont très expressifs, accentués par l’effet de la plume et du pinceau de Delacroix. Cette spontanéité acerbe se retrouve dans la violence des lithographies du grand maître du romantisme.

    Bibliographie

    – Loÿs Delteil, Le Peintre Graveur Illustré – tome III – Ingres & Delacroix, Chez l’Auteur, Paris, 1908, Delacroix, nos 57 à 69.

    Vendu